Issus de l’énergétique chinoise, le Taiji et le Qi Gong sont des arts millénaires de santé et de longévité faisant l’éloge de la lenteur et de la nature.

Malheureusement, le constat actuel nous montre une nature dégradée à l’extrême par un monde industriel guidé avant tout par des enjeux financiers.

Quant à la lenteur, elle est considérée à tort comme un défaut plutôt qu’une qualité.

En réaction, les mouvements écologistes et plus récemment l’émergence de la tendance slow life (ralentir la vie) nous indiquent que la machine est en train de se gripper.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes ressentent le besoin de se retrouver, de se ressourcer, de vivre mieux et de prendre leur santé en main.

En quête d’harmonie, nombre d’entre eux trouvent dans le Taiji ou le Qi Gong, des clefs pour renouer avec la santé et la sérénité.

 

Selon les sources actuelles, on trouve les premières traces du Qi Gong dans le Zhuangzi, un ouvrage de l’époque antérieure aux Qin (770 – 221 av J-C) mentionnant:

« Expirer pour rejeter l’air vicié et inspirer pour faire entrer l’air frais, imiter l’ours qui grimpe de branche en branche et l’oiseau qui étire ses pattes ont pour fonction de prolonger la durée de vie ».

Plus tard au 13ème siècle, l’observation des mouvements souples et onduleux du serpent esquivant les attaques d’une pie donne lieu au Taiji. Il est défini comme un art martial interne car il tire son efficacité du relâchement musculaire contrairement aux arts externes comme le karaté qui utilise la force par contraction musculaire.

Dans ce relâchement musculaire, Qi et Sang peuvent alors librement circuler.

 

 

Les sinogrammes du Taiji Quan sont traduits par « boxe du faîte suprême », ou « boxe avec l'ombre », car l'observateur a l'impression que le pratiquant lutte contre une ombre.

 

       Qi Gong signifie travail (Gong) du souffle (Qi).

Suivant le tempérament ou l’humeur du moment, on peut exécuter le Taiji de façon martiale comme une suite de mouvements d’esquives et de contre-attaques contre des adversaires imaginaires. On peut aussi le pratiquer telle une danse dont l’alternance des mouvements lents et harmonieux, Yin et Yang, contribue à équilibrer ces deux énergies, celles de la Terre et du Ciel.

Hormis le caractère martial qui différencie principalement Qi Gong et Taiji, ces deux disciplines ont l’art de cultiver et maîtriser l’énergie vitale suivant l'axe vertical

Ciel - Homme - Terre.

La pratique régulière permet d’activer les mécanismes d’autoguérison et de prévenir des maladies qui surviennent selon la MTC, lorsque l’énergie stagne ou que l’énergie vitale est faible.

Il en résulte un bien être général et un renforcement de l’énergie vitale.

 

Il est reconnu qu’une pratique régulière et dans la durée permet de :

- réduire les risques cardio-vasculaires

- se sentir mieux sur le plan psychique

- améliorer l’équilibre

- améliorer la qualité de vie des personnes atteintes du cancer

- soulager les douleurs de l’arthrose

- améliorer la fonction respiratoire

- stimuler la mémoire

- favoriser le sommeil